Avril 2020 Saint Jean-Baptiste de la Salle

Saint Jean-Baptiste de La Salle
Fêté le 7 Avril

« J’adore en toutes choses la conduite de Dieu à mon égard. » Enseigner aux pauvres, telle fut la mission que Dieu assigna à Jean-Baptiste de la Salle. Certains y verront « un petit calvaire » , vécut par ce grand homme qui toute sa vie se battra sur tous les fronts, que ce soit avec ses pairs, certains laïcs et les représentants du grand courant idéologique de l’ époque – les Jansénistes –
Retraçons maintenant les grandes étapes de cette grande et noble vie ; quoi de plus noble en effet que de vouloir instruire ses semblables et spécialement les plus pauvres d’entre eux ?
Tout commence dans une très illustre famille, dont les origines remontent au dixième siècle. La génération qui nous intéresse tout spécialement, est celle de Louis de La Salle grand édile de la ville de Reims et de Nicolle Moët de Brouillet, ses parents. Jean-Baptiste de La Salle est l’aîné d’une famille de dix enfants et à ce titre héritera du nom et de la fortune immense de la famille.
Du petit oratoire familial au séminaire de Saint-Sulpice : une des approches de la connaissance de Dieu la plus parfaite qui soit.
Jean-Baptiste de La Salle naît le 30 Avril 1651, à Reims, dans cette famille très chrétienne, qui aura le bonheur, de découvrir les aptitudes et les aspirations très pieuses de leur fils, tout petit déjà, il suivait la messe tous les matins, ses parents voyant son inclination pour les cérémonies sacrées, lui installèrent un petit oratoire dans la demeure familiale. Il avait à peine sept ou huit ans lorsqu’il devint enfant de chœur et onze ans quand il reçut la tonsure le 11 Mars 1662. Entre-temps, son père le mit au collège des Bons Enfants, où les neuf années qu’il y passa lui permirent d’apprendre la grammaire, les Lettres, la poésie, la rhétorique ainsi que la philosophie ; à la fin de ses études, Jean-Baptiste de La Salle lisait et interprétait les auteurs anciens, parlait et écrivait le latin sans difficulté ; a l’âge de seize ans, il entre en philosophie, comme on disait à l’époque et devint, à dix huit ans à peine, maître ès Arts.
Ses brillantes études achevées, ne le détournèrent pas de son désir profond de Dieu. Jean-Baptiste de La Salle entra au séminaire de Saint-Sulpice en 1670, pour y suivre la formation dispensée aux prêtres au cours de laquelle, on les formait à l’oraison, à la mortification, des préoccupations qui répondaient aux souhaits du concile de Trente. Il fallait faire naître chez les prêtres un amour de la pauvreté, de l’humilité. C’était la formation la plus parfaite et spirituelle qui soit. La qualité de cet enseignement apostolique, est arrivée intacte jusqu’ à nos jours.
« Le Seigneur est ma part d’héritage », disait t-il. Une formule qui n’était pas vaine, car il n’accepte l’héritage familial que pour le consacrer à l’œuvre de Dieu.
Une famille unie, très intelligente, et qui sera très fière de donner un fils à Dieu.  C’est en effet, Jean-Baptiste de La Salle qui succèdera à un parent, Pierre Dozet, archidiacre de Champagne, et sera installé au chœur de Notre Dame de Reims avec la prébende N° 21. Pour mémoire, le chapitre a donné à l’Eglise, avant 1789, trente et un évêques, quatre d’entre eux deviendront papes. Jean de La Salle sera ordonné prêtre en 1678, un neuf avril et un samedi de la Semaine Sainte.
Quarante ans plus tôt, Jean-Baptiste de La Salle prenait la direction de la communauté de l’Enfant Jésus, succédant ainsi, au chanoine Nicolas Roland qui en avait fait son exécuteur testamentaire. Une succession qui constituera les prémices de son futur institut.
La Communauté de l’Enfant Jésus, était réservée aux jeunes filles pauvres de la ville, elle était tenue par une congrégation de filles séculières, ni voilés ni cloitrées, dont l’objectif était d’instruire de pauvres jeunes filles, en leur apprenant à lire et à écrire et ce dans la crainte de Dieu.
On peut se demander si le chanoine Nicolas Roland, connaissant les hautes qualités morales de son cousin, n’avait pas eu l’idée, en lui confiant les rênes de cette congrégation, de lui faire comprendre que c’était le chemin qu’il devait prendre, et créer des écoles chrétiennes à destination des garçons cette fois.
Il aura été entendu par Jean-Baptiste de La Salle, lequel, au cours d’une retraite, développera sa pensée en ces termes : « Il fallait que les maîtres arrivassent à former un corps de communautés doté de sa vie propre (…). Les Règlements étaient nécessaires pour fixer votre état (…) et commencer l’édifice dont vous êtes les premières pierres. » Les frères feraient le vœu d’obéissance et de stabilité pendant trois ans et les renouvelleraient tous les trois ans.
Et c’est ainsi que naissait, le 24 juin 1682, l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes.
Au commencement, ils étaient Douze… Douze coopérateurs de Jésus Christ rassemblés autour de Jean-Baptiste de La Salle, une réussite illustrée par le nombre grandissant d’Ecoles, une petite quarantaine depuis la première à Reims entre les années 1679 et 1718, avec quatorze Supérieurs Généraux de l’Institut, dont les Frères Barthélémy, Agathon, Frumence, Gerbaud et Philippe, quatre séminaires de maîtres de campagne, cinq noviciats, trois pensionnats, dont un de force, (de nos jours une maison de correction), une école dominicale, pour n’en citer que quelques uns. Rappelons que le Frère est un religieux maitre d’école dont la mission est de donner gratuitement l’instruction aux enfants de condition modeste.
De Reims à Boulogne sur Mer, en passant par Paris, Rouen, Marseille, Dijon et même Rome, les bienfaits, de l’action du Bienheureux, se répandent ainsi de façon magistrale; Un immense labeur, qui ne se fera pas sans les à coups habituels, ni les conflits et trahisons multiples et variées endurées sans plainte, avec beaucoup de grandeur d’âme, par Jean-Baptiste de La Salle, il n’aimait pas répondre à ses détracteurs, voire ses ennemis, et lorsqu‘il le faisait c’était toujours avec beaucoup de recul et bon sens; des ennemis inattendus, comme des personnalités ecclésiastiques, sans parler des maîtres laïcs, et des Jansénistes ; on ne veut retenir ici, que les choses positives illustrées par de brillants soutiens, comme celui de l’archevêque de Rouen, Mgr Colbert, qui l’aida dans l’installation de l’école de Darnétal, proche de Rouen, en 1705 et Mgr de Noailles archevêque de Paris qui l’autorisa à ériger une chapelle dans son noviciat, ce dernier à l’ occasion d’une visite demanda aux Frères des nouvelles de leur supérieur, en leur disant: « c’est un Saint je demande ses prières »
Les méthodes pédagogiques de Jean-Baptiste de La Salle, mises en œuvre par les Frères, consistait d’une part à apprendre à lire aux enfants en français au lieu du latin et d’autre part à la substitution du mode d’apprentissage individuel, par le mode simultané et c’est d’ailleurs à Rouen, à Saint Yon qu’il développa le système.
Précisons qu’il n’y avait rien à cette époque, entre l’instruction primaire et les études classiques des collèges et des universités; les classes moyennes, ne se satisfaisaient pas de ce système éducatif, et c’est là, où Jean-Baptiste de La Salle imagina l’enseignement secondaire moderne, ou cours duquel on étudiait aussi bien l’histoire, que le calcul différentiel, la finance, architecture ou les mathématiques. Une réussite pédagogique reconnue par les dirigeants de l’Enseignement, dont Victor Duruy, pour lequel: « De ce premier essai, sortit un enseignement qui, s’il eût été généralisé, aurait avancé d’un siècle l’organisation des écoles d’adultes et même de l’enseignement secondaire spécial ».
Quel chemin parcouru depuis Février 1688, où il arrivait à pied à Paris, en compagnie de deux Frères pour ouvrir l’école Saint-Sulpice, avec l’appui du curé de la paroisse, Claude Bottu de La Barmondière, qui le soutiendra dans la mesure de ses moyens.
Repartons en 1705, où le succès du saint fondateur ne l’empêche pas, bien au contraire, d’ouvrir à Noël, l’école de Dijon, car il n’y en avait aucune pour les pauvres en Bourgogne.
C’est à Claude Rigoley, Premier président de la Chambre des Comptes, que l’on doit l’ouverture de l’école Saint Pierre, qui mit beaucoup de fonds pour l’ouverture d’un local pour les classes et de logement pour les professeurs. Les parents des enfants, furent très reconnaissants, écrivirent une lettre signée: «  Les Pauvres de Dijon » dans laquelle ils demandent d’avoir la possibilité d’élever leurs enfants chrétiennement, car ayant tous la même mère, la Sainte Eglise.
Entretemps, le Bienheureux, décida d’envoyer deux Frères, dont le Frère Gabriel, à Rome, afin d’obtenir des Bulles d’Approbation du pape Innocent XII, mais ce sera finalement de Benoît XIII qu’il les obtiendra, le 26 janvier 1725, suivi d’un décret autorisant les Frères à ouvrir des écoles gratuites. Ainsi, l’Institut devenait-il une congrégation religieuse officiellement reconnue par l’Eglise.
Il est parfaitement impossible de rendre compte ici, de l’œuvre immense du Bienheureux, seuls quelques exemples ont été choisis parce que illustrant ce que fut Jean-Baptiste de La Salle, un homme Saint, dont la lumière ne s’éteindra pas, même après avoir rejoint la Maison du Père, le 7 Avril 1719, un Vendredi Saint. Il fut canonisé par le pape Léon XIII le 24 mai 1900. Ses reliques, reposent dans la chapelle du pensionnat de Rouen.
Trois cents ans après la mort de Saint Jean-Baptiste de La Salle, son œuvre se poursuit, avec quelque 800 établissements répartis à travers 80 pays dans le monde.
Monique Ravel

Saint Jean-Baptiste de La Salle

Fêté le 7 Avril

« J’adore en toutes choses la conduite de Dieu à mon égard. » Enseigner aux pauvres, telle fut la mission que Dieu assigna à Jean-Baptiste de la Salle. Certains y verront « un petit calvaire » , vécut par ce grand homme qui toute sa vie se battra sur tous les fronts, que ce soit avec ses pairs, certains laïcs et les représentants du grand courant idéologique de l’ époque – les Jansénistes –

Retraçons maintenant les grandes étapes de cette grande et noble vie ; quoi de plus noble en effet que de vouloir instruire ses semblables et spécialement les plus pauvres d’entre eux ?

Tout commence dans une très illustre famille, dont les origines remontent au dixième siècle. La génération qui nous intéresse tout spécialement, est celle de Louis de La Salle grand édile de la ville de Reims et de Nicolle Moët de Brouillet, ses parents. Jean-Baptiste de La Salle est l’aîné d’une famille de dix enfants et à ce titre héritera du nom et de la fortune immense de la famille.

Du petit oratoire familial au séminaire de Saint-Sulpice : une des approches de la connaissance de Dieu la plus parfaite qui soit.

Jean-Baptiste de La Salle naît le 30 Avril 1651, à Reims, dans cette famille très chrétienne, qui aura le bonheur, de découvrir les aptitudes et les aspirations très pieuses de leur fils, tout petit déjà, il suivait la messe tous les matins, ses parents voyant son inclination pour les cérémonies sacrées, lui installèrent un petit oratoire dans la demeure familiale. Il avait à peine sept ou huit ans lorsqu’il devint enfant de chœur et onze ans quand il reçut la tonsure le 11 Mars 1662. Entre-temps, son père le mit au collège des Bons Enfants, où les neuf années qu’il y passa lui permirent d’apprendre la grammaire, les Lettres, la poésie, la rhétorique ainsi que la philosophie ; à la fin de ses études, Jean-Baptiste de La Salle lisait et interprétait les auteurs anciens, parlait et écrivait le latin sans difficulté ; a l’âge de seize ans, il entre en philosophie, comme on disait à l’époque et devint, à dix huit ans à peine, maître ès Arts.

Ses brillantes études achevées, ne le détournèrent pas de son désir profond de Dieu. Jean-Baptiste de La Salle entra au séminaire de Saint-Sulpice en 1670, pour y suivre la formation dispensée aux prêtres au cours de laquelle, on les formait à l’oraison, à la mortification, des préoccupations qui répondaient aux souhaits du concile de Trente. Il fallait faire naître chez les prêtres un amour de la pauvreté, de l’humilité. C’était la formation la plus parfaite et spirituelle qui soit. La qualité de cet enseignement apostolique, est arrivée intacte jusqu’ à nos jours.

« Le Seigneur est ma part d’héritage », disait t-il. Une formule qui n’était pas vaine, car il n’accepte l’héritage familial que pour le consacrer à l’œuvre de Dieu.
Une famille unie, très intelligente, et qui sera très fière de donner un fils à Dieu.  C’est en effet, Jean-Baptiste de La Salle qui succèdera à un parent, Pierre Dozet, archidiacre de Champagne, et sera installé au chœur de Notre Dame de Reims avec la prébende N° 21. Pour mémoire, le chapitre a donné à l’Eglise, avant 1789, trente et un évêques, quatre d’entre eux deviendront papes. Jean de La Salle sera ordonné prêtre en 1678, un neuf avril et un samedi de la Semaine Sainte.

Quarante ans plus tôt, Jean-Baptiste de La Salle prenait la direction de la communauté de l’Enfant Jésus, succédant ainsi, au chanoine Nicolas Roland qui en avait fait son exécuteur testamentaire. Une succession qui constituera les prémices de son futur institut.

La Communauté de l’Enfant Jésus, était réservée aux jeunes filles pauvres de la ville, elle était tenue par une congrégation de filles séculières, ni voilés ni cloitrées, dont l’objectif était d’instruire de pauvres jeunes filles, en leur apprenant à lire et à écrire et ce dans la crainte de Dieu.

On peut se demander si le chanoine Nicolas Roland, connaissant les hautes qualités morales de son cousin, n’avait pas eu l’idée, en lui confiant les rênes de cette congrégation, de lui faire comprendre que c’était le chemin qu’il devait prendre, et créer des écoles chrétiennes à destination des garçons cette fois.

Il aura été entendu par Jean-Baptiste de La Salle, lequel, au cours d’une retraite, développera sa pensée en ces termes : « Il fallait que les maîtres arrivassent à former un corps de communautés doté de sa vie propre (…). Les Règlements étaient nécessaires pour fixer votre état (…) et commencer l’édifice dont vous êtes les premières pierres. » Les frères feraient le vœu d’obéissance et de stabilité pendant trois ans et les renouvelleraient tous les trois ans.

Et c’est ainsi que naissait, le 24 juin 1682, l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes.

Au commencement, ils étaient Douze… Douze coopérateurs de Jésus Christ rassemblés autour de Jean-Baptiste de La Salle, une réussite illustrée par le nombre grandissant d’Ecoles, une petite quarantaine depuis la première à Reims entre les années 1679 et 1718, avec quatorze Supérieurs Généraux de l’Institut, dont les Frères Barthélémy, Agathon, Frumence, Gerbaud et Philippe, quatre séminaires de maîtres de campagne, cinq noviciats, trois pensionnats, dont un de force, (de nos jours une maison de correction), une école dominicale, pour n’en citer que quelques uns. Rappelons que le Frère est un religieux maitre d’école dont la mission est de donner gratuitement l’instruction aux enfants de condition modeste.

De Reims à Boulogne sur Mer, en passant par Paris, Rouen, Marseille, Dijon et même Rome, les bienfaits, de l’action du Bienheureux, se répandent ainsi de façon magistrale; Un immense labeur, qui ne se fera pas sans les à coups habituels, ni les conflits et trahisons multiples et variées endurées sans plainte, avec beaucoup de grandeur d’âme, par Jean-Baptiste de La Salle, il n’aimait pas répondre à ses détracteurs, voire ses ennemis, et lorsqu‘il le faisait c’était toujours avec beaucoup de recul et bon sens; des ennemis inattendus, comme des personnalités ecclésiastiques, sans parler des maîtres laïcs, et des Jansénistes ; on ne veut retenir ici, que les choses positives illustrées par de brillants soutiens, comme celui de l’archevêque de Rouen, Mgr Colbert, qui l’aida dans l’installation de l’école de Darnétal, proche de Rouen, en 1705 et Mgr de Noailles archevêque de Paris qui l’autorisa à ériger une chapelle dans son noviciat, ce dernier à l’ occasion d’une visite demanda aux Frères des nouvelles de leur supérieur, en leur disant: « c’est un Saint je demande ses prières »

Les méthodes pédagogiques de Jean-Baptiste de La Salle, mises en œuvre par les Frères, consistait d’une part à apprendre à lire aux enfants en français au lieu du latin et d’autre part à la substitution du mode d’apprentissage individuel, par le mode simultané et c’est d’ailleurs à Rouen, à Saint Yon qu’il développa le système.

Précisons qu’il n’y avait rien à cette époque, entre l’instruction primaire et les études classiques des collèges et des universités; les classes moyennes, ne se satisfaisaient pas de ce système éducatif, et c’est là, où Jean-Baptiste de La Salle imagina l’enseignement secondaire moderne, ou cours duquel on étudiait aussi bien l’histoire, que le calcul différentiel, la finance, architecture ou les mathématiques. Une réussite pédagogique reconnue par les dirigeants de l’Enseignement, dont Victor Duruy, pour lequel: « De ce premier essai, sortit un enseignement qui, s’il eût été généralisé, aurait avancé d’un siècle l’organisation des écoles d’adultes et même de l’enseignement secondaire spécial ».

Quel chemin parcouru depuis Février 1688, où il arrivait à pied à Paris, en compagnie de deux Frères pour ouvrir l’école Saint-Sulpice, avec l’appui du curé de la paroisse, Claude Bottu de La Barmondière, qui le soutiendra dans la mesure de ses moyens.

Repartons en 1705, où le succès du saint fondateur ne l’empêche pas, bien au contraire, d’ouvrir à Noël, l’école de Dijon, car il n’y en avait aucune pour les pauvres en Bourgogne.

C’est à Claude Rigoley, Premier président de la Chambre des Comptes, que l’on doit l’ouverture de l’école Saint Pierre, qui mit beaucoup de fonds pour l’ouverture d’un local pour les classes et de logement pour les professeurs. Les parents des enfants, furent très reconnaissants, écrivirent une lettre signée: «  Les Pauvres de Dijon » dans laquelle ils demandent d’avoir la possibilité d’élever leurs enfants chrétiennement, car ayant tous la même mère, la Sainte Eglise.

Entretemps, le Bienheureux, décida d’envoyer deux Frères, dont le Frère Gabriel, à Rome, afin d’obtenir des Bulles d’Approbation du pape Innocent XII, mais ce sera finalement de Benoît XIII qu’il les obtiendra, le 26 janvier 1725, suivi d’un décret autorisant les Frères à ouvrir des écoles gratuites. Ainsi, l’Institut devenait-il une congrégation religieuse officiellement reconnue par l’Eglise.

Il est parfaitement impossible de rendre compte ici, de l’œuvre immense du Bienheureux, seuls quelques exemples ont été choisis parce que illustrant ce que fut Jean-Baptiste de La Salle, un homme Saint, dont la lumière ne s’éteindra pas, même après avoir rejoint la Maison du Père, le 7 Avril 1719, un Vendredi Saint. Il fut canonisé par le pape Léon XIII le 24 mai 1900. Ses reliques, reposent dans la chapelle du pensionnat de Rouen.

Trois cents ans après la mort de Saint Jean-Baptiste de La Salle, son œuvre se poursuit, avec quelque 800 établissements répartis à travers 80 pays dans le monde.

Monique Ravel