Août 2021 – SAINT MAXIMILIEN KOLBE Prêtre, Franciscain et Martyr

Août 2021 – SAINT MAXIMILIEN KOLBE Prêtre, Franciscain et Martyr

Fêté le 14 Août

Saint Maximilien Kolbe où le bouleversant récit d’une des plus parfaites Imitations de la vie de notre Seigneur Jésus-Christ.

  Un destin qui l’a amené à donner sa propre vie pour sauver celle de son prochain, à l’exemple du Fils de la Vierge Marie, à laquelle Saint Maximilien  voua toute sa vie.

  Sa naissance, dans une famille très pieuse, ne pouvait que le guider vers Dieu.

  Il naît en Pologne à Lodz le 8 janvier 1894,  ses parents appartenaient au Tiers Ordre Franciscain; son père Julius, était tisserand et sa mère Maria Dabrowska sage -femme, se consacreront à Dieu, une fois leurs enfants élevés.

   Raymond, son nom de baptême avant d’entrer chez les Franciscains, où il prendra celui de Maximilien, avait trois autres frères qui deviendront tous religieux, il était un petit garçon turbulent, curieux de tout ; sa famille racontait souvent qu’un jour il acheta avec son argent de poche un œuf pour le mettre sous une poule en attendant de le voir éclore, il attendait la venue d’un  poussin ce sera plutôt une bonne fessée, qui arriva ! Ceci dit, le jour béni arriva bien vite où il deviendra le plus charmant et le plus obéissant des enfants qui soit !

                                                     Le choix de Maximilien

   La Sainte Vierge était déjà entrée dans son cœur et ne tarda pas à se manifester. Les parents de Maximilien avaient installé un petit oratoire pour prier la Vierge Marie, nous étions en 1904 ou 1905, et Maximilien eut la vision de la Vierge de Czestochowa lui tendant deux couronnes de fleurs : une rouge qui signifiait qu’il mourrait en martyr et l’autre blanche qu’il demeurerait pur, il choisit de ne pas choisir, et prendra les deux ; il avait tout juste dix ans ! Il mènera de front ses deux ardents combats, qui montrent bien devant quelle âme d’exception nous nous trouvons !

      « Celui qui aime Dieu, quand tout va bien, ne peut pas affirmer avec certitude, qu’il aime Dieu. »

   Le futur Saint Maximilien n’était pas devenu seulement un garçon obéissant mais il était travailleur et très intelligent. Des qualités qui le firent remarquer par un pharmacien, un certain Kotowski, grâce lui soit rendue, chez qui sa mère l’avait envoyé chercher des médicaments, ce dernier lui donnera des leçons pour qu’il puisse passer ses examens et continuer ses études, car Maximilien était excellent en mathématiques, aimait le Latin et le jour où une Mission Franciscaine s’installa à Lvov, ses parents y inscrivirent leur fils immédiatement. Nous étions en 1907, il n’avait que treize ans ! Ses supérieurs n’attendirent pas longtemps pour comprendre quel être exceptionnel était ce jeune homme et l’envoyèrent parfaire ses études à Rome ou il achèvera son brillant parcours universitaire par deux doctorats, l’un en Philosophie et l’autre en Théologie.

  Ses deux maîtres spirituels : Sainte Thérèse de L’Enfant-Jésus et le Bienheureux Joseph-Benoît Cottolengo, prêtre italien qui fondera La Petite Maison de la Providence en soutien aux malades et  nécessiteux, le confortèrent dans ce qui fut l’objectif de toute sa vie : la défense de la Vierge Marie. Il voulait pour elle l’univers tout entier : « Nous n’aurons de cesse que nous n’ayons mis le monde entier au pied de notre reine. »

  Pour combattre, il faut des armes et des hommes, mais aussi des moments de grâce comme celui du 1 novembre 1914, où il prononça ses vœux perpétuels. La lutte passe aussi par la prière, une prière concrète, qui exige action et sacrifice, eux seuls donnent de la valeur à cette conversation avec le Seigneur !

                                                    La Milice de l’Immaculée

  Maximilien  est devenu prêtre en Avril 1918, au milieu de la tempête : le monde souffre, l’Eglise aussi, rien ne change vraiment finalement ;  un peu tout de même : là nous sommes entre deux guerres, et on parle de mobilisation ; beaucoup de ses camarades durent quitter l’Italie, lui retourne en Pologne, en Juin 1919,  ayant été réformé, car il était tuberculeux ; il est encore à Rome quand il forme sa petite armée :  avec six autres Frères, il crée la Milice de l’Immaculée très vite approuvée par l’Eglise ; il doit retourner en Pologne, à Cracovie avec l’intention de monter un journal.

  La Milice de l’Immaculée, en Pologne n’a pas beaucoup de succès, du moins au début. Les conférences qu’il donne sur l’éloge de la souffrance arrive à un moment tellement tragique dans l’histoire de son pays, qu’elles lui font dire : «  Parfois nos meilleures intentions sont mal interprétées (…) Ces persécutions ne nous viennent  pas seulement des ennemis mais aussi de personnes bonnes et pieuses, voire saintes (…) Il n’y a pas de plus grande douleur que de voir comment ces personnes nous barrent toutes les routes, en ne voulant d’ailleurs que la gloire de Dieu.(…) Que nous reste-il comme phare et comme boussole? » « La  sainte obéissance »  par quelle se manifeste la Volonté de l’Immaculée.

       Une revue dédiée à la Vierge Marie au nom prédestiné : Le Chevalier de l’Immaculée

  Quelle plus noble mission que de défendre la Vierge Marie mais les Conférences qu’il donne ne suffisent pas, il lui faut un écho mondial. N’oublions pas, que Saint Maximilien faisait du journalisme tout naturellement, et va devenir une sorte de porte-parole de la Vierge Marie. Aussi va-t-il ouvrir un monastère, centre de vie religieuse et apostolique appelé Niepokalanow, surnommé Cité de la Mère Immaculée de Dieu, situé à Teresin à l’Ouest de Varsovie. Cette communauté comptait six cents membres à l’époque.

   Mais tout ceci, demande une plus grande logistique, créer un bulletin, aussi minime soit-il, nécessite de l’argent  et des rotatives. Maximilien après avoir reçu le soutien moral de ses Supérieurs, ira parfois, jusqu’à mendier pour en trouver! Son premier bienfaiteur sera un prêtre venu directement des Etats-Unis, fraîchement arrivé à Cracovie, il sera bientôt suivi par d’autres soutiens ; enfin, le premier numéro sort en Janvier 1922. Le deuxième, faillit être le dernier mais là encore, l’aide divine se manifesta, des enveloppes bien garnies se retrouvaient régulièrement sur l’autel de la Vierge Marie et l’on ne manqua jamais plus d’argent pendant un certain temps du moins.

                   « Rendre au  Christ le monde entier, par l’entremise de l’Immaculée. »  

    Une rencontre dans un train entre le Frère Maximilien et des étudiants japonais, créa le déclic et au plein cœur de l’hiver 1930, il parti en compagnie de quatre autres religieux pour Nagasaki. Cet immense voyage, commençait par un arrêt à Lisieux et à Lourdes, « là où l’Immaculée est palpable » selon les propos même de Saint Maximilien, puis ils rejoignirent le Sud Est et embarquèrent à Marseille. Les débuts du voyage furent assez bénéfiques, en effet, Maximilien rencontra un milliardaire chinois catholique, Lo-Pang hong qui était tout prêt à l’aider à publier une revue en chinois, finalement le projet capota.

   Maximilien arriva au Japon, puis rejoignit Nagasaki. II y avait à cette époque 60.000 catholiques Japonais, un petit noyau, il est vrai mais c’était déjà çà. Mgr Hayasaka, évêque de la région de Nagasaki, apprenant qu’il était Docteur en Philosophie appuiera son projet de monter une revue en japonais, langue qu’apprendra assez facilement Maximilien et dont le tirage s’éleva à 10.000 exemplaires. Le Titre en sera : « Sans  Péché.» Le terme Immaculée n’ayant pu être traduit dans la langue japonaise. 

  Les journalistes, dans leur grande majorité, n’ont pas la vie facile, mais dans ce cas, nous étions au-delà de ce que l’on peut imaginer, ne serait-ce que pour les conditions de vie ; ils vivaient dans un baraquement sans toit, sans rien, et pourtant ils trouvèrent des bénévoles, il y en a toujours, Dieu merci, sous toutes les latitudes, qui distribuaient la revue, qui rencontra un certain succès auprès de l’intelligentsia nippone ainsi que des bonzes japonais. Preuve de son succès et de sa persévérance, ses Supérieurs l’autorisèrent à ouvrir une cité sur le modèle de ce qu’il y avait déjà en Pologne.

  Le succès semblait là, d’autant plus qu’en Pologne justement, le tirage de la revue atteindra en 1939,  le premier million d’exemplaires !

  Le travail de Saint Maximilien commence à porter ses fruits, 1939  on y revient, année glorieuse pour sa revue, et atroce pour son pays. On se rappelle tous de cette guerre, dite guerre éclair, peut-être dans le temps mais pas dans les cœurs et la vie de chaque soldat, de chaque déporté. L’ennemi avance vers Niepokalanow, où avait été mis en place un réseau d’entraide aux réfugiés et aux Juifs, la grande majorité des Frères est arrêtée et emmenée dont le Père Maximilien kolbe, pour qui, c’est vraiment le début de la fin, où du commencement de son parcours de sainteté, jusqu’au sacrifice ultime, celui de sa vie. De sa vie qui ne valait que pour ce sacrifice ultime.

  « Je voudrais m’user jusqu’ à la corde au service de l’Immaculée, disparaître sans laisser de trace, et que le vent emporte mes cendres aux quatre coins du monde ».

  Existe-t-il une plus magnifique supplique adressée à la Sainte Vierge  que celle là ? Existe-t-il une plus atroce manière d’y parvenir, en se servant de l’abjection de certaines situations ? Existait t-il quelque chose de plus beau pour Saint Maximilien  Kolbe, en vrai Enfant de Dieu, que d’avoir donné sa vie pour son prochain?

Il fut arrêté puis déporté à Auschwitz, où il fit le sacrifice ultime en prenant la place d’un détenu, père de famille et il  mourra le 14 Août 1941, il avait 47 ans.

   Le prisonnier qui devait la vie à Maximilien  Kolbe, s’appelait Franciszek Gajowniczek, il décédera en 1995, et consacra le reste de sa vie à témoigner par ses actes de sa reconnaissance envers Maximilien Kolbe.

 Maximilien Kolbe fut béatifié par le Saint Pape Paul VI en 1971.

    Il a été canonisé par le Saint Pape Jean Paul II, le 10 octobre 1982 quarante ans après sa mort.

Il est le Saint Patron des Journalistes et des Radioamateurs.

Monique Ravel

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